Pèlerinage fervent auprès du Sacré-Coeur – 14 au 16 février 2026 –

Pèlerinage fervent auprès du Sacré - Coeur – 14 au 16 Février 2026 –

Samedi 14 février

Un groupe de paroissiens motivés du Val de Moder, rejoints par quelques participants venus des environs du Mont Sainte-Odile et de Wissembourg, a pris la route en autocar pour un pèlerinage de trois jours.
Le départ s’est fait depuis Pfaffenhoffen, sous une pluie battante. Première étape : le sanctuaire de la Basilique Notre-Dame de L’Épine, près de Châlons-en-Champagne, remarquable édifice gothique dédié à Notre-Dame de L’Épine, dont la tradition rapporte qu’elle serait apparue dans un buisson demeuré miraculeusement intact. Après trois heures trente de trajet, sous un ciel devenu plus clément, le groupe a été accueilli par Sœur Marianne, Bénédictine du Sacré-Cœur de Montmartre, pour une visite guidée riche en explications. La prière du chapelet a précédé la célébration de la messe, présidée par l’abbé Thomas, avant qu’un déjeuner convivial ne réunisse les pèlerins dans un restaurant local.
Rassasiés, tous ont repris la route en direction de Montmartre, au rythme de la circulation parisienne.
En début de soirée, le bus est arrivé au pied de la butte, baignée d’un soleil radieux.
Les plus courageux ont gravi les quelque 300 marches menant au sommet, tandis que d’autres ont pris le funiculaire. Tous ont alors pu admirer le panorama sur Paris avant de rejoindre leur lieu d’hébergement, le Prieuré Saint-Benoît, situé à deux pas de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Accueillis par la communauté des religieuses, chacun a pris possession de sa chambre avant de partager le dîner dans une atmosphère fraternelle.
En soirée, les organisateurs ont proposé un passage dans la majestueuse basilique du Sacré-Coeur. « Là, le Christ, aux bras ouverts et au cœur brûlant, nous accueille tous », a introduit le père Thomas pour ouvrir ce temps de découverte. Une déambulation libre, ponctuée d’explications et d’un moment d’adoration eucharistique devant le Saint-Sacrement, exposé en permanence en ce lieu depuis plus de 140 ans, a marqué les esprits.
La journée s’est achevée par l’office des complies, dans le recueillement.
 

Dimanche 15 février

La deuxième journée de notre pèlerinage, dimanche 15 février, a commencé par le petit déjeuner pour la force du corps, avant de nous joindre aux sœurs pour l’office des Laudes. Sœur Marie Thomas nous a ensuite présenté la congrégation des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre ainsi que le prieuré Saint-Benoît.
Nous avons poursuivi notre parcours vers la maison d’accueil de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Là, Sœur Anne-Christine y a retracé les débuts de la fondation de la basilique et l’origine de l’adoration perpétuelle, qui s’y vit jour et nuit depuis plus d’un siècle. Comprendre cette histoire nous a permis de mesurer la force spirituelle de ce lieu, né d’un vœu et porté par une foi persévérante.
La messe, célébrée par le recteur, a été un temps fort de la journée. Son homélie, dynamique et poignante, a su parler à nos cœurs. Ses paroles nous ont recentrés sur l’essentiel : notre lien personnel au Christ, particulièrement à l’approche du Carême. Une invitation à revenir à la source, à raviver notre foi et à marcher avec confiance.
Après un déjeuner copieux et convivial, une visite surprise de la crypte de la basilique nous attendait. Véritable pilier de la fondation, ce lieu discret et profond nous a permis d’entrer encore davantage dans le mystère et la prière qui soutiennent toute l’œuvre visible de la congrégation des BSCM.
L’après-midi, certains sont restés sur la butte, profitant encore de la grâce du lieu ou d’une gourmandise pour le palet, tandis que d’autres ont pris la direction de la Basilique Notre-Dame-des-Victoires. L’office des Vêpres y a succédé à un temps de prière personnel auprès des reliques de Louis et Zélie et Martin parents de la Petite Thérèse, avant que Sœur Marie Nathanaël ne nous présente l’histoire de la basilique et son rayonnement spirituel. Elle a notamment évoqué le lien profond avec les parents et Thérèse de Lisieux elle-même, qui y a puisé un soutien décisif dans sa vocation et qui est par ailleurs la patronne de la communauté paroissiale du Val de Moder.
À travers les témoignages de l’une ou l’autre BSCM, nous avons découvert en ce beau dimanche la beauté de leur vocation, enracinée dans l’Adoration Eucharistique et la fidélité à la règle de saint Benoît, au cœur même de la butte Montmartre qui s’étend vers les différents sanctuaires où elles œuvrent.
La soirée fut ponctuée du dîner, de l’aide à la vaisselle, de la prière du chapelet et de l’Office des complies à la chapelle du prieuré Saint Benoît.
Enfin pour achever cette belle journée, tous se sont retrouvés pour un réel temps d’échanges et de partages des expériences vécues par les uns et les autres. Les visages rayonnaient encore des grâces reçues.
L’une évoque « La grâce d’avoir pu assister à la messe dans la premier banc, et en plus le jour de son anniversaire. Je suis comblée » dit-elle avec émotion ! L’autre partagea « Avoir le privilège d’accéder à la crypte de la basilique, qu’elle merveille ! » ou bien encore une troisième « Venir à Paris et avoir un temps de quartier libre, m’a permis d’aller à la chapelle de la médaille miraculeuse à la rue du Bac. Sans cela je n’y serai sans doute jamais allé ! »
En signe de reconnaissance, cette dernière offrit à chaque pèlerin une médaille miraculeuse de la rue du Bac, délicate attention qui toucha profondément le groupe.
Alors que demain sera le dernier jour, tous exprimèrent déjà le désir ardent de se retrouver pour un nouveau pèlerinage lorsque cela sera possible, conscients d’avoir partagé bien plus qu’un voyage : une véritable expérience de foi, de fraternité et de joie.

Lundi 16 février

Ce lundi 16 février sonnait déjà l’heure du retour vers les terres alsaciennes. À l’aube, une dernière rencontre a rassemblé religieuses et pèlerins dans la chapelle du prieuré Saint Benoît, pour la prière matinale de l’office divin.
Après les valises bouclées, les dernières emplettes glissées dans les sacs, et la photo souvenir effectuée et immortalisant les visages rayonnants avec un soleil radieux, ils redescendirent la butte de Montmartre, le cœur déjà riche de tout ce qui avait été vécu.
Pour la dernière halte du pèlerinage, le groupe fit étape à Reims. Après un déjeuner convivial dans un restaurant local, un guide les attendait sur le parvis de la majestueuse cathédrale Notre-Dame de Reims. Avec passion et précision, Jean-Luc sut mêler l’histoire et la foi, dévoilant les origines, les symboles et la grandeur spirituelle de ce monument emblématique, témoin des siècles et des sacres royaux.
Pour clore le séjour, le groupe a célébré la messe dans l’une des chapelles du chœur. Dans le recueillement, les pèlerins ont prié pour la paix, rendant grâce pour les merveilles contemplées, les rencontres offertes et les liens tissés au fil des jours. Dans le silence toujours et encore habité de ferveur, chacun confiait au Seigneur ses intentions portées durant ces jours intenses.
Enfin, le bus prit la direction du Val de Moder.
Au terme de ces trois jours, chacun repartit les bras garnis de présents, la mémoire chargée de souvenirs et surtout le cœur rempli d’émotions profondes, de grâces reçues et de fraternité vécue à la faveur de si belles rencontres — le tout dans une joyeuse bonne humeur, soutenue par l’humour intrépide de l’un des pèlerins.
Les uns et les autres se remercièrent sincèrement, notamment envers le Père Thomas et Nicolas pour l’organisation attentive et la conduite de ce pèlerinage, ainsi qu’au chauffeur de bus pour sa patience et sa vaillance dans la circulation parisienne.
À l’unanimité, tous n’attendent désormais qu’une chose : le prochain pèlerinage. Les premières idées ont déjà été évoquées… En attendant, une soirée conviviale viendra bientôt prolonger la joie de ces instants partagés.

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